LANGAST
Code postal : 22150 – Code commune : 22100 – Coordonnées : 48°16′51″ nord, 2°39′45″ ouest
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Langaal au XIIe siècle, vers 1330 et à la fin du XIVe siècle, Langal en 1426 et en 1432. La forme actuelle Langast apparaît dès 1516.
Le nom de Langast provient de l'ancien breton Lann ermitage, et de saint gal d'origine irlandaise.
Le nom de la localité en breton est Lanwal.
Histoire
L'existence de Langast est avérée dès le Xe siècle. Celtes et Romains se succèdent sur le territoire de Langast, laissant quelques vestiges. La fondation de l'église daterait du VIe siècle, de saint Gal. La paroisse de Langast, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc, faisait partie du doyenné de Coëtmieux relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Gal. Elle est sous le contrôle d'un prieur vers 1330 et acquiert le titre de paroisse en 1452. Celle-ci dénombre six maisons nobles, au cours du XVe siècle.
Époque Moderne
Au XVIIe siècle, Colbert autorise Langast à organiser des marchés de toiles et de bestiaux. La commune devient alors un bourg commercial prospère. L'élection de la première municipalité a lieu en 1790. Des troubles éclatent entre chouans et républicains, et en 1795, une colonne mobile républicaine est attaquée lors d'une embuscade.
Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, c'est la plus importante des communes du canton sur le plan commercial ; elle exporte plusieurs milliers de kilogrammes de beurre dans la région de Rennes. En 1859, Langast compte 1 512 habitants. Les landes recouvrent une partie des terres. Elles sont défrichées au XIXe siècle pour permettre la culture de blé noir.
XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms de 43 soldats morts pour la Patrie :
37 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
5 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
1 est mort durant la Guerre d'Algérie.
Le 1er janvier 2019, la commune fusionne avec Plouguenast pour former la commune nouvelle de Plouguenast-Langast dont la création est actée par un arrêté préfectoral du 19 octobre 2018.
Lieux et monuments
Châteaux des Essarts, du Rocher (ou du Rochay) et du Pontgamp.
L'église Saint-Gal apparaît comme la plus ancienne de Bretagne, depuis la récente découverte de fresques du IXe ou Xe, qui ont complètement modifié la chronologie de l'édifice, autrefois daté des XVe – XVIe siècles. Sa particularité réside dans la maçonnerie en arête de poisson. Le plan d'ensemble, la partie basse des bas côtés et les arcs des travées remontent à la construction originelle. Au XIVe ou XVe siècle, la façade occidentale est modifiée avec l'adjonction d'un clocher, restauré au début du XVIe siècle. Les bas-côtés sont surélevés au début du XVIIIe siècle et leur toiture sont réunies à celle de la nef et des murs extérieurs, munis de contreforts. Curiosités principales : peintures romanes primitives sur les piliers centraux et nombreuses peintures, ainsi qu´un tunnel sous l'autel principal conduisant directement vers le monastère (disparu); clocher-porche, porte sud ornée ; baptistère mérovingien, vitrail du XVIe, retables du XVIIIe siècle, Christ de poutre de gloire.
La chapelle Saint-Jean a été érigée au XVe siècle et est aujourd'hui monument historique.