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Retour vers nos origines … une quête de connaissances à l'image d'un puits sans fond
La recherche généalogique est une discipline qui commence par une recherche d'acte d'état civil sur un territoire, c'est donc une pratique administrative qui exige les qualités de fonctionnaire, puis c'est une recherche d'acte paroissiaux rédigés par un clergé dont il est utile de connaître les pratiques, leurs structures hiérarchiques et l'histoire de leur religion, et enfin, c'est une recherche historique, locale, familiale, et celle d'un groupe humain ; les aventures de tout un peuple, sédentaire et / ou migrant selon les circonstances, qui se confond avec la grande Histoire de l'Humanité.
Les 28 tribus bretonnes originelles
L'Histoire de nos ancêtres celtes bretons est complexe et difficile à raconter brièvement, en partie parce qu'il n'y a pas toujours de consensus sur les événements et les dates. Mais la raison primordiale est l'absence d'écriture chez les Celtes, les rares textes disponibles ont été écrits par des peuples qui n'étaient pas celtes bretons, et de surcroît, ils étaient leurs ennemis et leurs prédateurs. Leur Histoire est une succession d'invasions, de migrations et d'influences transformatrices : socio-politiques, culturelles et religieuses, parfois simultanées.
Le seul livre dans lequel nous découvrons leur véritable Histoire est l'archéologie, la connaissance de notre passé s'écrit au présent et au futur, au fur et à mesure des découvertes et des analyses archéologiques.
Occupation du sud de l'île après l'invasion de l'Empereur Claude en 68 et niveaux de romanisation des Britto-Romains basés sur des fouilles archéologiques.
L'île de Bretagne est occupée depuis des siècles par des Celtes venus du continent. Ceux-ci ont gardé leur nom de peuple d'origine. Ainsi certaines nations se sont séparées en gardant le même nom. Après l'invasion décisive du sud de l'île par l'Empereur Claude en 43, l'élite des celtes bretons, rois et chefs de tribus, des royaumes du sud a appris le latin et adopté un mode de vie compatible avec la dictature romaine. Dans l'ouest, ainsi que dans les zones rurales et montagneuses, les bretons conservent leurs traditions socio-politiques et culturelles : langue, culte druidique, etc. Ils vivent en sociétés tribales, structurées autour de chefs, de druides et de forts perchés sur des collines (oppidum).
Mais dans les nouvelles villes et dans les ports, construits par les romains, le mode de vie et les mœurs s'adaptent aux contraintes de l'envahisseur, les bretons colonisés deviendront progressivement des Britto-romains au fil des générations.
Durant les deux premiers siècles ap. J.-C. les royaumes ou tribus bretonnes ont subit 2 types d'influence transformatrice : l'une socio-politique, la colonisation romaine et l'autre religieuse, le christianisme primitif celtique et irlandais.
En 313, l'édit de Milan accorde la liberté religieuse aux chrétiens.
En 325, au Concile de Nicée, le Christianisme primitif devient officiellement l'Eglise Catholique Apostolique
En 391, l'Empereur Théodose interdit tous les cultes païens, qui deviennent « hérétiques ».
En 410, les romains quittent l'île de Bretagne, c'est le déclin et la chute de l'Empire romain d'Occident.
En 418, Pélage (moine breton) et sa doctrine, le Pélagianisme sont condamnés pour hérésie.
Le christianisme primitif s'est propagé à partir de 313, grâce à la liberté religieuse, mais la théocrature catholique romaine imposée par la force des légions de la dictature romaine après le Concile de Nicée (325) explique en partie l'émergence d'un Christianisme celtique et irlandais dissident à partir du Ve siècle avec une apogée au VIIe siècle jusqu'au XIIe siècle.
La doctrine du Pélagianisme affirme que le « libre-arbitre » est suffisant pour éviter le péché, et elle ne reconnaît pas le « péché originel » comme une faute héréditaire à toute l'Humanité que nous devrions expier.
Les migrations vers l'Armorique ont commencées dès le Ier siècle quand l'Empereur Claude a interdit le druidisme et massacré les druides. Elles se sont étalées sur plusieurs générations pour s'installer sur des terres peu romanisées. Mais c'est à partir du Ve siècle que les britto-romains émigrent en masse avec leurs chefs religieux, leurs armées et tout leur clan.
Et c'est probablement dans la même période qu'il y a eu des conversions religieuses collectives au Christianisme celtique en réaction à l'autoritarisme de la nouvelle Eglise Catholique Apostolique … « romaine » !!!
La première origine du patronyme Boisadam /n
ADAM
Nom de baptême d'une conversion religieuse au Christianisme Celtique
Après la mort du Christ, dès le premier siècle de notre ère, les évangélistes dispersés dans l'Europe de l'Ouest ont baptisés les premiers convertis au Christianisme primitif en s'inspirant des noms bibliques du premier Livre Sacré disponible : l'Ancien Testament, en hébreu dans la Bible Hébraïque ou en grec ancien dans la Septante. Mais c'est surtout grâce aux multiples versions en « vieux latin » de la Vetus latina, traduite à partir de la Septante, qu'ils ont découvert les Ecritures complètes, Ancien & Nouveau Testament, entre le IIIe et le IVe siècle.
Impossible de connaître la date des conversions au Christianisme celtique, mais ces patronymes bibliques des Britto-romains nous révèlent peut-être la dissidence et la répulsion pour le Nouveau Testament catholique romain. Et pour d'autres, la fin de l'Empire romain d'Occident a été une motivation pour abandonner les patronymes romains qu'ils avaient adoptés pour les remplacer par un nom de baptême de l'Ancien Testament.
En Europe, en France, mais surtout en Bretagne, on trouve d'autres patronymes issus de l'Ancien Testament, probablement adoptés lors d'une conversion et d'un baptême chrétien primitif ou celtique : Moïse : Prophète, auteur de la Torah - Adam : Premier homme créé par Dieu - Abraham : Patriarche - Isaac : Patriarche - Jacob : Patriarche - Noé ou Delanoë : Patriarche - David ou Davy : Roi & Prophète, auteur des Psaumes - Salomon ou Salmon, [Salamone - Italie] : Roi, auteur du Livre de Sagesse et des Proverbes - Daniel : Prophète - etc.
Ces patronymes bibliques symbolisent tous des personnages exemplaires et hors du commun, à l'image que les rois ou chefs de clans celtes souhaitaient se donner en choisissant l'un de ces noms de baptême, pour eux et pour tous les membres de leurs familles.
Tous les descendants qui portent ces patronymes issus de l'Ancien Testament sont issus d'une lignée qui a probablement son origine entre le Ve & XIIe siècle (800 & 1500 ans), à l'occasion du baptême d'un ancêtre chrétien.
Adam et ses variantes linguistiques
Les variantes du patronymes Adam sont multiples, si Adamus est la version latine originelle en Occident, celle-ci s'est déclinée en autant de langues et dialectes européens différents : Adami (Luxembourg – Moselle), Adamczyk (Pologne), Adame & dérivés Adamez, Adanez, Adan (Sud-Ouest Espagne), Adamo (Italie - Corse), Adams & Adamson (Anglo-saxon), Mac Adams (Ecosse), …
Les migrations successives vers l'Armorique
L’émigration bretonne s’étale sur plusieurs générations. On distingue en général trois grandes vagues migratoires :
La première, dès le IIIe siècle, reste discrète, faite de groupes isolés.
La deuxième, plus massive, survient au Ve siècle avec la chute de Rome.
La dernière, au VIe siècle, est davantage religieuse, menée par des saints et des moines ( Patern, Tugdual, Samson, Malo, etc…) en mission d’évangélisation.
Chaque vague renforce la présence bretonne en Armorique et y ancre durablement une culture distincte.
Synthèse des vagues de migration bretonne vers l’Armorique occidentale
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89migration_bretonne_en_Armorique
Les 2 Domnonée : l'insulaire et la continentale
La Domnonée armoricaine est un royaume mentionné au 6e siècle par Grégoire de Tours († 594) et dans la plus ancienne vie de l’hagiographie bretonne, la Vita Samsonis. Elle a probablement pris naissance au moment des flux migratoires qui existaient entre l’Armorique et la Bretagne insulaire à l’époque romaine (-57 à 453). Les immigrations bretonnes, venues principalement du Devon et du Cornwall, auraient fondé des royaumes doubles de part et d’autre de la Manche, les Dumnonii de l’île de Bretagne donnant naissance à la Domnonée armoricaine.
Au 6e et 7e siècles, la Petite Bretagne comprenait trois royaumes : la Domnonée au nord, la Cornouaille au sud et le Bro Waroc ou Broérec (Vannes). Le premier roi supposé de Domnonée serait Riwal en 540 et le dernier roi Judicaël au milieu du 7e siècle. A cette époque la Domnonée comprenait toute la moitié nord, d’est en ouest, de la péninsule bretonne.
La Vie de saint Judicaël place Mauron et Paimpont en Domnonée.
- GIOT, Pierre-Roland, GUIGON, Philippe et MERDRIGNAC, Bernard, Les premiers bretons d’Armorique, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003. -
Source : https://broceliande.brecilien.org/Domnonee-5
La Domnonée (lat. Dumnonia) désigne au VIe siècle un royaume brittonique centré sur le Sud-Ouest de l'Angleterre. Le terme est ensuite employé à partir du VIIIe siècle dans l'hagiographie bretonne pour désigner une partie de la péninsule armoricaine.
Le nom de Domnonée vient des Dumnonii, peuple celte brittonique de l'île de Bretagne qui habitait le Devon et une partie des Cornouailles. Dans les langues celtiques il signifie « habitants des vallées profondes », issu du celtique dubno « profond, monde » (gallois moderne Dyfnaint, cornouaillais Dewnans, breton Deynent).
En péninsule armoricaine, alors appelée « Petite Bretagne », le royaume s'étend sur la zone correspondant à la côte nord de la Bretagne : du Trégor au pays de Dol, en passant par le Goëlo et le Penthièvre. Après 530, il inclut le futur Pays de Léon.
De nombreux lieux seront nommés du nom des chefs de clans précédé de gwi- (du latin vicus), plou- ("paroisse") et ultérieurement tre- (hameau, subdivision de la paroisse) ou de chefs religieux : lan- ("ermitage, monastère").
La Domnonée au VIe - VIIe siècle
De l’Armorique à la Bretagne :
l’Armorique est nommée Bretagne dans la deuxième moitié du VIe siècle
Le mot Armorique vient du gaulois Aremorica, signifiant littéralement « ceux du bord de mer ». Cette appellation reflétait la situation des peuples installés le long des côtes atlantiques, entre Seine et Loire. Les Vénètes, les Osismes, les Coriosolites, les Namnètes et les Redones. Tous partageaient une proximité avec l’océan, axe majeur de leurs échanges. Rome conserva ce nom, pour les administrateurs romains, l’Armorique désignait une entité régionale identifiable, même si elle n’avait pas de frontières politiques strictes. Les villes gallo-romaines, les voies et les marchés maritimes avaient consolidé cette appellation. Pendant des siècles, Armorique fut synonyme de péninsule maritime tournée vers le commerce et la navigation.
Après la chute de l'Empire romain en Occident, les légions quittent l’île de Bretagne, de nouveaux envahisseurs, Angles, Saxons et Jutes, s’y installent. Face à cette pression, de nombreux Bretons insulaires prennent la mer, fuient les violences et cherchent des terres plus sûres en Armorique.
Ces migrations ne se limitent pas à de petites familles. Les nouveaux arrivants apportent avec eux leur langue brittonique, leurs coutumes, leur organisation sociale et militaire. Progressivement, ces apports deviennent dominants. Au milieu du VIe siècle, la société armoricaine n’a plus grand-chose de commun avec celle d’un siècle plus tôt. L’ancien équilibre gallo-romain s’est effacé, une nouvelle culture s’impose, l’appellation Armorique paraît dépassée, elle ne reflète plus la réalité vécue au quotidien.
L’ancienne Armorique, nom hérité des Gaulois puis repris par Rome, disparaît peu à peu des textes et des usages. À sa place, un nouveau terme s’impose : Bretagne. Ce changement de vocabulaire traduit une mutation profonde, née d’un siècle de bouleversements, de migrations et de recompositions sociales. Ce moment est souvent perçu comme l’acte de naissance officiel de la Bretagne.
Pour la première fois, les habitants de la péninsule sont désignés non plus comme Armoricains, mais comme Bretons. C’est le début d’une identité collective qui traversera les siècles.
Source : https://www.nhu.bzh/de-l-armorique-a-la-bretagne-histoire-de-bretagne/
Carte des pays Traditionnels de Bretagne
Carte des neuf pays Historiques de Bretagne
Les Pays de Bretagne
Les pays de Bretagne sont des subdivisions historiques de la Bretagne. C'est une structure complexe, les territoires la composant ayant évolué au cours de l'histoire. On distingue communément deux niveaux de pays : les pays historiques et les pays traditionnels. Depuis 1999, on peut ajouter les pays « Loi Voynet », seuls désormais à avoir un rôle administratif.
Avant 1789, la Bretagne était à la fois une province, une généralité, une intendance, une partie de la province ecclésiastique de Tours, etc. Ces entités possédaient plusieurs découpages administratifs : les présidiaux, les sénéchaussées (découpage judiciaire, de 40 à 26 selon les époques), les diocèses (découpages religieux, 7 puis 9), etc. Toutes ces subdivisions ont disparu avec la révolution pour être remplacées par un découpage administratif unique : le département.
Les pays historiques ou provinces (bro, au pluriel broioù en breton) sont souvent assimilés aux anciens évêchés, bien que certains fassent de légères distinctions. Le 29 novembre 1801, le nombre de ces évêchés est réduit à cinq et leurs limites sont réorganisées afin de les faire correspondre avec les frontières départementales.
Ces provinces constitutives de la Bretagne, circonscriptions civiles servant de recettes fiscales et circonscriptions militaires, jouaient également un rôle religieux. Elles sont au nombre de neuf : Cornouaille – Léon – Trégor – Vannetais – Pays de Dol – Pays de Saint-Brieuc – Pays de Saint-Malo – Pays Nantais.
Ces pays ou évêchés étaient initialement subdivisés en un certain nombre de pagi (pluriel de pagus) :
Le Poudouvre
pagus Daoudour
Le Poudouvre est un pays traditionnel du nord-est de la Haute-Bretagne, correspondant initialement au pagus Daoudour (Poudouvre), compris entre l'Arguenon et la Rance, qui était un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative de la Domnonée. Ce fut par la suite une vicomté ainsi qu'un archidiaconé de l'évêché de Saint-Malo. Ses capitales furent Dinan et La Bellière (en La Vicomté-sur-Rance dans les Côtes-d'Armor).
Le Poudouvre s'inscrit entre l'Arguenon, la Rance et la Manche. À l'ouest, l'Arguenon sépare le Poudouvre du Penthièvre ainsi que l'Évêché de Saint-Malo de celui de Saint-Brieuc. À l'est, la Rance sépare le Poudouvre du Clos Poulet (Saint-Malo). Le Poudouvre se situe à cheval entre les départements actuels d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor. »
Le nom de Poudouvre vient du breton Daoudour et signifie « pays entre deux eaux », c'est-à-dire entre deux rivières. On y parle aujourd'hui français et gallo, le breton ayant cessé d'y être employé durant le Moyen-Âge central. Paeï d'Poudouv en gallo et Daoudour en breton.
La seconde origine du patronyme Boisadam /n
La fondation d'un fief sur le territoire de Corseul dans le Poudouvre au 12e siècle (ou avant ?)
le «Bois-Adam»
Le manoir et l'étang du Bois-Adam sur une carte d'un cadastre de 1833, de la commune de Plorec,
après l'échange de parcelles avec la commune de Bourseul.
Source : https://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/AD/cnx/CAD/cd007/205/FRAD022_3P210_Plan_001.jpg
Le manoir, l'étang et le moulin du Bois-Adam sur une carte d'un cadastre ancien de 1827,
de la commune de Bourseul avant ou après l'échange de parcelles avec la commune de Plorec-sur-Arguenon.
Source : https://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/AD/cnx/CAD/cd001/014/FRAD022_3P019_Plan_001.jpg
Bourseul est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plorec (moitié sud) et de Corseul (moitié nord) au 13e siècle environ. Le manoir du Bois-Adam se retrouve sur la paroisse de Bourseul. En 1827, le territoire de la commune de Bourseul est modifié : en échange de la chapelle de l'Hôtellerie, alors en Plorec, la commune cède à cette dernière commune la grande chênaie et le château du Bois-Adam (ordonnance du 6 décembre 1827). La plus ancienne preuve écrite de l'existence d'un fief dénommé « le Bois-Adam » est datée de 1170 (XIIe siècle) à Corseul.
« Ancienne noblesse de Corseul »
« En 1170, … les autres terres nobles de Corseul étaient : ... le Bois-Adam, aussi avec hautes justices … (Des Salles : Anciennes réformations) »
Un patronyme très très populaire à l'origine – Adam - devenu très très rare grâce à un fief – du Bois-Adam -
dans le nord-est des Côtes-d'Armor
Ce nouveau patronyme a été créé au début du XIIe siècle (ou avant), et il a engendré tous les dérivés : du Bois-Adam, de Bois-Adam, Bois-Adam, Boisadam, Boisadan, Boissadam /n, Boisadant, …
A cela s'ajoutent une autre variante due à la transcription littérale et phonétique sur les registres de la langue Gallo, parlée dans la moitié orientale de la Bretagne.
Bouesadam /n (fin du XVIe) - « Boués » en Gallo signifie « Bois » en Français,
Boesadam /n (XVIIe) - la voyelle « u » disparaît mais la phonétique est la même,
Boysadam /n et Boisadam /n (XVIIIe) - l'écriture et l'orthographe française se normalisent, mais dans les campagnes c'est toujours le Gallo qui se parle jusqu'au XXe siècle.
La normalisation de l'orthographe des mots et des patronymes a été progressive et très lente. Même après la parution des registres d'état civil imprimés, les maires, adjoints, officiers d'état civil, qui sont parfois des laboureurs, écrivent les patronymes avec une grande liberté et beaucoup d'imagination. Dans le même acte, un patronyme peut être écrit par la même personne de 3 façons différentes. Les signatures sont aussi pleines de surprises, sur son acte de mariage, une femme a signé : « Boit sa Dame »
Pendant 7 siècles, jusqu'au XIXe, les descendants de la souche originelle se sont sédentarisés dans l'est des Côtes-d'Armor (22), c'est la plus forte concentration géographique : Ploeuc-sur-Lié – Langast – St Gouéno – Le Gouray – Plénée-Jugon – Moncontour - Plessala – La Motte – Loudéac – Gausson – Sévignac - Plorec-sur-Arguenon - ...
Quelques familles ont migré vers le sud du département jusqu'au nord du Morbihan (56) : Crédin – Motron - ...
Et quelques unes en Ille-et-Vilaine (35) : Liffré – Rennes - ...
La Haute-Bretagne, en bleu, séparée de la Basse-Bretagne
par la limite linguistique du breton telle qu'elle était en 1952. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallo
Le gallo
Ou langue gallèse, est la langue traditionnelle de la Haute-Bretagne (famille des langues d’oïl, comme le français, le normand, le picard, ou le poitevin). Des premières traces écrites du Moyen Âge à sa reconnaissance comme « langue de Bretagne » au côté du breton, le gallo témoigne de la diversité de la culture bretonne. Le gallo est une évolution régionale du latin populaire apporté par les légions romaines en Gaule. Le terme « gallo » vient du breton gall, désignant l’étranger, celui qui ne parle pas la langue bretonne. À partir du XIVe siècle, des actes des ducs de Bretagne et des chroniques parlent de « Bretaigne galou » ou « Bretaigne gallot » par opposition à la « Bretaigne bretonnant ».
Le territoire du gallo
Aujourd’hui, la langue gallèse est parlée à l’est d’une frontière linguistique qui relie grossièrement Saint-Brieuc à Vannes et qui s’est déplacée dans le temps. Arrivées d’outre-Manche, des populations de langue brittonique (celtique) ont poussé jusqu’aux portes de Rennes et de Nantes aux alentours du IXe siècle. Dans les siècles suivants, le breton n’a cessé de refluer vers l’ouest, augmentant le domaine du gallo, dont quelques éléments lexicaux, phonétiques, voire grammaticaux (ce qui est plus discuté) sont d’ailleurs à rapprocher du breton dans ces territoires.
Source : https://www.bcd.bzh/becedia/fr/le-gallo-histoire-et-actualite-de-la-langue-romane-de-bretagne
Gallo et Breton
Ils partagent un vocabulaire conséquent. Cependant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, la majorité de ces mots communs ne provient pas du Breton. En réalité, c’est plutôt le Gallo qui a influencé le Breton, lui transmettant une grande partie de ce lexique partagé.
Jusqu’à la fin du 19ème siècle, le gallo, comme les autres langues régionales, était la langue de communication principale en Haute Bretagne. Le français n’était parlé que par les élites et les habitants des grandes villes. Le changement s’est effectué dans la première moitié du 20ème siècle, dû d’une part à la mise en place de l’enseignement pour tous par Jules Ferry. D’autre part aux bouleversements provoqués par les deux guerres mondiales.
La langue Gallo-romane est le témoin de la sédentarisation des migrants Britto-romains.
C'est lors de la dernière vague de migration des Britto-romains en Bretagne vers le IXe et Xe siècle que la langue Gallo s'est imposée dans la Haute-Bretagne.
Ils ont débarqué au nord et se sont répartis dans le sud et l'est. Leur expansion vers l'ouest était refoulée naturellement par les celtes bretonnants issus des migrations précédentes.
Le plus ancien porteur du patronyme connu
Robert de Bois-Adam – écolâtre - 1148
Sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF (Bibliothèque Nationale de France), j'ai trouvé un porteur du patronyme de Bois-Adam dans le 3e Tome du livre « Histoire de l'ordre de Cluny : depuis la fondation de l'abbaye jusqu'à la mort de Pierre-le-Vénérable (909-1157) » par J.-Henri Pignot – 1868 - Éditeur : M. Dejussieu (Autun).
Robert de Bois-Adam est un écolâtre (d'une abbaye ou d'une cathédrale inconnue à ce jour) qui assistait au concile de Reims avec le pape Eugène III, le 22 mars 1148.
Extrait - Tome 3, page 340 :
« … Le 22 mars 1148, Eugène III ouvrit à Reims un concile pour examiner les doctrines de Gilbert de la Porée, évêque de Poitiers. L'abbé de Cluny y siégeait à côté de Suger, de saint Bernard, des abbés de Cîteaux, de Prémontré, de Fleury, de Corbeil, d'Anchin, du Mans. Au banc des évêques se trouvaient d'illustres prélats avec qui il était lié d'estime et d'affection : Pierre de la Châtre, archevêque de Bourges ; Geoffroy de Loroux, de Bordeaux ; Samson de Mauvoisin. de Reims; Adalbéron de Monsterol, de Trêves; Hugues de la Ferté, de Tours; Humbert d'Albon, de Vienne ; Baudouin de Césarée, en Palestine ; Henri de Murdach, archevêque d'York; Thibaud, archevêque de Cantorbéry; Hugues de Bove, archevêque de Rouen. Ces trois derniers étaient d'anciens moines bénédictins. La plupart des écolàtres célèbres : Gautier de Mortagne, Gautier d'York, Humbert de Bourges, Robert de BoisAdam, Thierry de Chartres, et le plus illustre de tous, Pierre Lombard, disciple d'Abélard et de saint Bernard, dont le livre des Sentences devait faire époque dans la philosophie scolastique, assistaient à ce concile qui fut un des plus imposants du siècle. On y condamna les subtilités réalistes de Gilbert de la Porée, qui séparait la nature divine des trois personnes de la Trinité, et qui prétendait que ce n'était point cette nature, mais seulement la seconde personne qui s'était incarnée, ainsi que l'illuminisme d'Éon de l'Étoile, gentilhomme breton, qui, se disant fils de Dieu, se faisait suivre par une foule de partisans indisciplinés. Il fut remis entre les mains de Suger, et enfermé dans une prison perpétuelle où il ne tarda pas à mourir. … »
Écolâtre : (Histoire) au Moyen-Âge, ecclésiastique qui dirigeait l'école attachée ordinairement à la cathédrale (ou abbaye), et qui plus tard fut chargé d'exercer une surveillance sur les maîtres d'école du diocèse. La fonction était importante et nombreux furent les écolâtres qui devinrent des écrivains de renom, théologiens, ou évêques.
« Les professeurs portaient le nom de scolastiques ou d'écolâtres, dénomination qui devait servir à caractériser les méthodes et les doctrines qu'ils professaient. » - (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
Extinction probable de la branche noble du Bois-Adam - XIVe-XVe siècle
La branche noble originelle du Bois-Adam s'est probablement éteinte vers la fin XIVe et le début du XVe siècle sans descendant mâle, ou avec une descendance de militaires morts sur un des nombreux champs de batailles : la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) ou la Guerre de Bretagne (1465-1491) avec la défaite du Duché de Bretagne (6 000 morts) contre le Royaume de France (1 500 morts) à la bataille de Saint-Aubin du Cormier ou durant la Guerre de Cent Ans (1337-1453) … ? Entre le XIIe et le XIVe siècle, je n'ai pas encore trouvé d'information, ce qui est en partie logique, les documents sont rares.
Par chance, à partir du XVe siècle on trouve facilement des versions de la généalogie d'une branche noble de Boisadam ou du Bois-Adam.
Mais par malchance, ce ne sont pas les généalogies de la branche noble originelle du Bois-Adam, ce sont des versions de la généalogie de la branche juveigneur de Lorgeril alias de Boisadam ou du Bois-Adam. C'est une escroquerie légale issue du droit féodal breton, la « Très Ancienne Coutume de Bretagne », qui permettait à un fils aîné de léguer à l'un de ses frères cadets une part de ses biens, non par générosité, mais plutôt pour en faire un vassal et augmenter son pouvoir. En échange, le fils cadet lui devait « hommage » devant témoins.
La « Très Ancienne Coutume de Bretagne » Le droit féodal
Le droit breton applicable à une situation juridique dépend de la situation sociale des personnes concernées : membres de la noblesse ou du tiers état. Les successions roturières se font en respectant un partage égalitaire des biens du défunt entre tous ses enfants, tant garçons que filles. Le droit d’aînesse triomphe pour les successions nobiliaires. Le but est d’éviter le morcellement des seigneuries, qui aboutirait à en affaiblir le caractère défensif. À défaut de descendance masculine, le fief est dévolu au mari de la fille aînée. »
Extrait : Thierry Hamon, « La Coutume de Bretagne : Droit et Histoire », Bécédia [en ligne], ISSN 2968-2576, mis en ligne le 12/12/2016.
Source : https://bcd.bzh/becedia/fr/la-coutume-de-bretagne-droit-et-histoire
« Hommage féodal
Dans le système féodal, l’hommage est l’établissement ou le renouvellement d'une convention de vassalité qui interdisait toute rivalité entre deux hommes libres. La cérémonie devait en général avoir lieu au manoir seigneurial du futur suzerain en présence de plusieurs témoins. Elle rappelait publiquement l'existence d'une relation de féodalité entre deux familles, voire deux lignages, représentés par leurs chefs – qui pouvaient être une femme. Bien que typiquement hiérarchique, le contrat de vassalité entre les deux groupes les place dans un rapport de complémentarité dont les conditions ne sont pas déséquilibrées. »
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_f%C3%A9odal
La juveigneurie ou juveignerie est une pratique successorale de la noblesse ou des roturiers selon les régions.
En Bretagne, dans la noblesse, le mot « juveigneur » désigne un cadet sans distinction d'ordre de naissance.
L'article 330 de la Coutume de Bretagne dit aussi que c'est une des formes de tenue noble des terres, à titre de fief et à charge de la foi et de l'hommage : « une des formes de tenue noble est la tenue du juveigneur d'aîné en partage et ramage qui est du puîné vassal, ou des descendants de lui, à son frère aîné seigneur, ou descendants dudit aîné ».
« Usurpation d'identité » par le juveigneur Jean Ier du Bois-Adam alias de Lorgeril
Jehan de Lorgeril, le fils cadet de (? probablement) Guillaume de Lorgeril, écuyer, habitant Jugon-les-lacs, marié à Jeanne Boisadam (? dernière héritière de la branche noble, éteinte au XIVe ou au XVe siècle), est ainsi devenu Jehan Ier du Bois-Adam, et a reçu en juveigneurie de son frère aîné, le manoir du Bois-Adam, le patronyme du Bois-Adam, le blason du Bois-Adam et … la réputation des ancêtres du Bois-Adam.
C'est une branche « cognatique ». Le patronyme transmis est celui d'une femme ; d'une mère à ses enfants ou d'une épouse à son mari.
Du point de vue du XXIe siècle, c'est une « usurpation d'identité » mais en droit féodal, c'était légal.
Olivier Ier de LORGERIL de BOISADAM – N- ? - † 1311- & ?
*Guillaume II de LORGERIL de BOISADAM -1311-1357- & ?
**Olivier II de LORGERIL de BOISADAM -1357- ? - Chevalier
& marié avec Marguerite BODIN -
***Guillaume III de LORGERIL de BOISADAM - N- ? - † 1394
& marié avec Jeanne de COESQUEN
****Guillaume IV de LORGERIL de BOISADAM -1388-1424
& marié avec Anne d'ESPINAY
*****Jean Ier du BOISADAM – 50 ans – Ecuyer, sieur de Boisadam -
N- en janvier 1420 – Boisadam – Plorec-sur-Arguenon (22)
† en février 1470 – Boisadam - Plorec-sur-Arguenon (22)
& marié avec Jeanne GEFFLOT – N- ? - † 1472
******Charles du BOISADAM – 48 ans – Ecuyer, seigneur de Boisadam, 1448-1496
& marié à Jeanne BERNIER
*******Robert du BOISADAM - Ecuyer, sieur de Boisadam
& Marié le 26 janvier 1506 (vendredi) avec Jeanne LE FORESTIER
********Jean II du BOISADAM - Ecuyer, sieur de Boisadam et de La Rozais
& marié avec Louise de LA TRONCHAYE
*********Jean III du BOISADAM - Ecuyer, sieur de La Roullandière N- 7 février 1541 – Plorec-sur-Arguenon (22)- † ?
**********&1- marié en 1570 avec Françoise LE MOINE
**********&2- marié en 1580 avec Gillette LE HERPEUR
BRETAGNE - NORMANDIE
**********Jean IV du BOISADAM – Ecuyer, sieur de la Roullandière N- ? Plorec ?- † 2 avril 1636 à Sainte-Cécile (50)
Notes individuelles
Le 11 Décembre 1626, il achète la terre de La Fouquelinière en Beslon à Vincent et François BRENEL père et fils, contenant environ 9 vergées de terres labourables, jardins à plants et sur lesquels est implantée une maison manable. La vente s'effectue moyennant la somme de 300 livres de principal, 20 livres de vin et 62 livres de rentes diverses (Notariat de Villedieu - 5 E 16220). Jean IV du BOISADAM est reconnu noble par d'ALIGRE, le 10 Mai 1635, à Vire : "Vû les titres présentés par Jean du BOISADAM, sieur de la Roulandière, de la paroisse de Sainte-Cécile, fils Jean, fils autre Jean, fils Robert du BOISADAM, écuyer ; avons ordonné qu'il justifiera plus amplement dans six mois".
***********&- Marié en 1611 avec Fançoise LE CHOISNE dont 2
***********Jacques du BOISADAM – N-1618 ? à Plorec ?- † 1685
***********Louis du BOISADAM – Ecuyer, sieur de la Fouquelinière N- 1627 Sainte-Cécile (50) - † ? av. 1703-
************&- marié en 1686 à La Chapelle-Cécelin (50) avec Gabrielle de BILLEHEUST 1655-1704 dont :
...
Notes individuelles
Héritier de la terre de la Fouquelinière en Beslon acquise par son père le 11 Décembre 1626. Il habite cette paroisse avec son frère cadet Sébastien. Ils y sont reconnus nobles par l'intendant Guy Chamillart en 1666. Marguiller, Louis du Boisadam est nommé syndic de la Fabrique de l'église Notre-Dame de Beslon pour l'exercice de 1674 (nomination annoncée après la messe du dimanche 22 Octobre 1673).
Source : https://gw.geneanet.org/cguilmard1?lang=fr&n=du+boisadam&p=jean+ier
Un généalogiste, Charly Guilmard, auteur, nous révèle l'embrouille dans la présentation de son livre : « La famille de BOISADAM – de la Normandie au Tonkin » :
« Issu d'un rameau juveigneur de la maison de Lorgeril, originaire de Bretagne, la famille de Boisadam est une famille noble d'extraction chevaleresque. L'auteur, après une évocation des premières générations bretonnes s'intéresse à la branche normande installée à côté de Villedieu-les-Poëles (Manche) au XVIe siècle. ... »
Sur la couverture, il reproduit une version du blason du Bois-Adam. Il a aussi publié cette généalogie sur le site Généanet.org. (ci-contre). D'autres généalogistes amateurs, descendants de la branche de Jean Ier de Lorgeril alias du Bois-Adam, publient aussi leur arbre sur ce site et reproduisent la même anomalie de patronyme.
Sur cette généalogie, tous les ancêtres de Jean Ier du Boisadam sont nommés … "de Lorgeril de Boisadam", ce qui nous induit à penser qu'ils sont propriétaires du manoir et des terres depuis … 1311 !!! ce qui n'est pas démontré sur la page Wikipédia « Famille de Lorgeril »
Il est écrit que cette famille «est connue depuis Olivier de Lorgeril, cité en 1311 ... », il manque le … « de Boisadam » !!! Et ce n'est pas la seule anomalie ...
Les 2 branches - noble et non noble - du Boisadam alias de Lorgeril
en Bretagne et en Normandie
Jean IV du Boisadam (alias de Lorgeril) est né à Plorec-sur-Arguenon en Bretagne, mais en 1626, 10 ans avant de mourir en 1636, il a déménagé en Normandie à Beslon avec ses enfants :
- Jacques du Boisadam (alias de Lorgeril) est né à Plorec (22) en 1618,
- Louis du Boisadam (alias de Lorgeril) né à Sainte-Cécile (50) en 1627,
- Sébastien … frère cadet de Louis
- et d'autres peut-être ?
Ils sont à l'origine de la branche noble « du Boisadam alias de Lorgeril » de Normandie, dans la Manche, puis en Yvelines.
Mais, depuis Jean Ier du Boisadam alias de Lorgeril, le juveigneur, né en janvier 1420 à Plorec-sur-Arguenon (22) jusque Jean III du Boisadam alias de Lorgeril - né le 7 février 1541 à Plorec-sur-Arguenon (22), pendant 5 générations, ils ont eu plusieurs descendants nobles et non nobles, c'est-à-dire sans titre, sans terre, sans seigneurie, qui se sont succédé en Bretagne dans la région, autour de Plorec. Plusieurs ont abandonné leur particule « du » ou « de » à des périodes indéterminées et au plus tard à la Révolution.
Coexistence de la branche - noble et non noble - du Bois-Adam originelle (agnatique)
et de la branche - noble et non noble - du Bois-Adam alias de Lorgeril (cognatique)
Il est aussi possible que des descendants de la souche originelle « du Bois-Adam » aient conservé leur statut de noble, et vécurent en coexistence avec la branche « du Bois-Adam alias de Lorgeril ».
Dates d'extraction
Les probations nobiliaires d'Ancien Régime, qui sont la source majeure pour connaître l'ancienneté de la noblesse d'une famille, donnent en principe des filiations nobles suivies avec les actes prouvant la filiation et la noblesse à chaque génération, et non la simple mention de la date la plus ancienne où un ancêtre noble est attesté. En effet, il n'y a aucune certitude a priori qu'un personnage portant le même nom, et même possédant le même fief à une époque antérieure, soit l'ancêtre agnatique d'un autre : les noms et les titres pouvaient être transmis en ligne féminine, ou achetés par une autre famille, et deux fiefs homonymes, voisins ou non, pouvaient engendrer deux familles homonymes. Par ailleurs, plusieurs générations intercalaires pouvaient avoir perdu leur noblesse pour diverses raisons, et donc ne pas l'avoir transmise.
Les dates d'extraction affichées par les divers nobiliaires contemporains peuvent être des dates de filiation noble, prouvée ou pas, ou des reconstitutions a posteriori, selon les critères que l'auteur retient pour produire les informations qu'il publie.
Donc, parmi les descendants "du ou de Bois-Adam", "du ou de Boisadam" ou simplement " Boisadam", nobles et non nobles, nés en Bretagne, la majorité sont issus de la souche originelle « du Bois-Adam » au XIIe siècle ou avant.
Et une minorité de descendants sont issus de la branche juveigneur, nobles et non nobles, "du Bois-Adam alias de Lorgeril", ou "du ou de Boisadam alias de Lorgeril", à partir de 1470 (mort de Jean Ier) jusqu'en 1626 (déménagement de Jean IV en Normandie) selon la généalogie de Charly Guilmard …
Informations complémentaires sur la page Wikipédia « Famille de Lorgeril »
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Lorgeril
« Histoire - Une ancienne famille de Lorgeril tenait son nom de la seigneurie de Lorgeril, située dans la paroisse de Lescouët-Jugon, dans les Côtes-d'Armor. Elle est connue depuis Olivier de Lorgeril, cité en 1311, et se serait éteinte en 1483, avec Jehan de Lorgeril, père de Guyonne de Lorgeril, qui apporta la seigneurie de Lorgeril à son mari, Jean III de Rohan.
Selon Régis Valette (2007), elle prouve sa filiation depuis l'année 1530.
L'actuelle famille de Lorgeril a prouvé sa filiation en 1669, lors de la réformation de la noblesse du royaume, à partir de Guillaume de Lorgeril, écuyer, habitant Lescouët-Jugon, marié avec Jeanne du Boisadam. Ils eurent pour fils François de Lorgeril, écuyer, marié vers 1530 avec Julienne Rouxel, dame de La Jartière.
La famille de Lorgeril fut maintenue noble d'extraction par arrêts du Parlement de Bretagne du 20 novembre 1638 et du 17 octobre 1668. »
Anomalies
D'une part, la famille se serait éteinte en 1483, et d'autre part, elle prouve sa filiation en 1669, à partir de Guillaume de Lorgeril … marié avec Jeanne du Boisadam, dont le fils François se marie vers 1530. Donc, François est né vers 1500, et ses parents, Guillaume et Jeanne se sont marié vers 1500 ou un peu avant. Donc Guillaume de Lorgeril, le père de François, est né vers 1470-1480.
Comment on peut prouver une filiation éteinte en 1483, à partir d'une filiation qui commence vers 1470-1480 ?
Mais, le plus surprenant c'est que le spécialiste, Régis Valette, prouve sa filiation depuis l'année 1530, c'est-à-dire, à partir du mariage de François avec Julienne Rouxel, et non pas à partir de Guillaume marié à Jeanne du Boisadam … !?
Généalogie de la famille de Lorgeril
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Lorgeril
« Guillaume de Lorgeril, écuyer, habitant Jugon-les-Lacs où les anciens seigneurs de Lorgeril possédaient des terres nobles, marié avec Jeanne du Boisadam, eut pour fils :
François de Lorgeril, mort avant 1550, marié avec Julienne Rouxel, dame de La Jartière, dont :
Christophe de Lorgeril, mort avant 1557. En 1554, il acquiert conjointement avec la famille Questier « une maison et d'autres biens fonciers dans la ville de Jugon, où il faisait aussi sa résidence ». Il épouse Guyonne Questier, dame de Follideuc, dont Joachim qui suit, Guyonne, Marie, et Françoise :
Joachim de Lorgeril, seigneur de Saint-Méen, mort en avril 1585, assassiné par ses cousins Guillaume et Axel Rouxel de La Jertière. Il est en partie héritier de biens fonciers mouvant de la seigneurie de Jugon, venus de sa grand-mère maternelle Françoise Martel. Il épouse Marguerite Rouxel, dame de La Barre, de la paroisse voisine de Saint-Igneuc, dont :
Charles de Lorgeril (1574-1648), seigneur de Follideuc, est au service du roi en 1591. Ayant fait remontrer au roi Louis XIII « que la maison de Lorgeril étant tombée entre les mains d'une fille qui en était héritière, il désirait être conservé ainsi que ses enfants dans le nom et titre de ladite maison qui lui appartenait comme en étant chef du nom et d'armes », il obtint des lettres patentes de mai 1643, enregistrées à la Cour des comptes de Bretagne le 27 avril 1644, pour changer le nom de sa terre et seigneurie de Follideuc en Saint-Igneuc, évêché de Saint-Brieuc, en celui de Lorgeril. Il eut quatre enfants dont :
Jacques de Lorgeril (vers 1600-1673), écuyer, seigneur de Lorgeril en Saint-Igneuc, obtint l'accord de François Lambert, châtelain de Lorgeril en Lescouët-Jugon, « pour qu'il prenne à l'avenir la qualité de sieur de Lorgeril, sans toutefois préjudicier aux qualités, honneurs et prééminences de la seigneurie de Lorgeril par lui acquise de feue dame Louise de Maure, marquise de Mortemart en 1645 ». Sa qualité de noble lui ayant été contestée, il fit faire un procès-verbal devant le sénéchal de Dinan les 20 et 22 mai 1638 dans lequel les témoins, composés en plus grande partie de gentilshommes qualifiés du pays, déposèrent que lui et ses prédécesseurs avaient toujours été tenus et réputés pour gentilshommes comme issus de la maison de Lorgeril en Plorec, comme le prouve aussi une tombe appartenant à ses prédécesseurs dans laquelle est inhumé son aïeul Joachim de Lorgeril, dans le chœur de l'église Saint-Malo de Jugon, sur laquelle tombe est gravée : « à un chevron brisé chargé par apparence de cinq hermines et trois molettes d'éperons, deux en chef et une en pointe », semblables à celles de la seigneurie de Lorgeril en Plorec. À la suite de cette enquête, il obtint le 2 août 1638 une sentence de maintenue de noblesse confirmée par un arrêt du Parlement de Bretagne du 20 novembre 1638.
etc.
Ce qui est intéressant dans cette généalogie, ce n'est pas tant qu'on peut voir comment cette famille « éteinte » a récupéré son nom, son titre, sa terre, sa seigneurie, etc. mais plutôt que celle-ci commence avec François, le fils de Guillaume de Lorgeril et de Jeanne du Boisadam, ce qui évite de parler du père de Guillaume : Guillaume IV de Lorgeril « de Boisadam », de sa mère, Anne d'Espinay et de son frère cadet Jean, qui deviendra Jean Ier du Bois-Adam (alias de Lorgeril).
Voilà l'embrouille : il y a 2 généalogies de Lorgeril :
- l'une agnatique qui commence avec Guillaume de Lorgeril & Jeanne de Boisadam, puis leur fils François de Lorgeril,
- l'autre cognatique qui commence avec Jean Ier du Bois-Adam (alias de Lorgeril), cadet juveigneur de Guillaume de Lorgeril,
Bref ! Encore aujourd'hui, cette Noblesse nous prends la tête … plus de 2 siècles après avoir essayé de couper toutes les leurs !!!
du Bois-Adam & de Lorgeril
« De gueules
au chevron d'argent chargé de
cinq mouchetures d'hermine de sable
accompagné de trois molettes d'or,
deux en chef et une en pointe »
« De gueules
à une bande d'argent chargée de
trois mouchetures d'hermine de sable
et accompagnée de six molettes d'or
posées en orle »
Description de l'écu
L'écu, support physique du blason, peut avoir des formes différentes selon les époques, les pays, les individus et le statut social (écu français ancien et moderne. Quelque soit sa forme, l'écu est composé :
9 partitions délimitées par deux lignes verticales et deux lignes horizontales :
5 régions en forme de croix centrale : le chef (en haut), le flanc dextre (à gauche), le flanc senestre (à droite), la pointe (en bas), le centre (coeur ou abîme),
4 cantons aux angles : dextre du chef (en haut à gauche), dextre de la pointe (en bas à gauche), senestre du chef (en haut à droite), senestre de la pointe (en bas à droite),
de charges, de deux types :
les pièces, de formes géométriques délimitées par des lignes, ou par un effet de relief en sculpture. Les pièces sont définies en fonctions des parties de l'écu, et ont une place fixe sur l'écu. Contrairement aux meubles, les pièces s'étendent normalement jusqu'au bord de la région qu'elles occupent, et ne sont pas figuratives.
les meubles, sont tout ce qui se place sur l'écu et qui n'est pas une pièce. Un meuble charge le champ, ou les divisions, ou une pièce ou un autre meuble. Les meubles figurent des animaux (lion, cerf, aigle, ...), des végétaux (arbre, fleur, ...), des objets (arme, tour, croix, ...)
d'attributs, qui sont des manières d'être d'une figure qui la différencie de sa position normale : en disposition et nombre, en émail et en partition, en modification, et en pièces qui la charge.
Les couleurs
La couleur en héraldique, désigne l'attribut coloré d'un champ ou d'un fond. Il s'agit de couleurs symboliques, elles sont réparties en trois groupes :
les métaux, composés essentiellement de l'or (jaune) et de l'argent (blanc),
les émaux, composés essentiellement de l'azur (bleu), du gueules (rouge), du sable (noir), du sinople (vert),
les fourrures, composées essentiellement de l'hermine (bretagne) et du vair (france), et leurs variantes : contre-hermine et contre-vair. Ce sont des compositions « bichromatiques », réunissant un émail et un métal.
Les blasons de ces 2 familles ont 4 similitudes (de gueules, bande ou chevron d'argent, molettes d'or, hermines) et des différences (bande ou chevron, nombre et position des molettes d'or) qui méritent des explications héraldiques : le blasonnement (description d'un blason).
La couleur du fond : de gueules = nom de l'émail, rouge vermillon. C'est l'emblème du courage, de la hardiesse, de l'intrépidité.
Les molettes d'or = Étoile à six rais, percée circulairement au centre. C'est la marque de la chevalerie, parce que les princes souverains faisaient mettre des éperons aux gentilshommes et aux écuyers qu'ils créaient chevaliers.
Or = Métal précieux - couleur jaune héraldique - emblème de la force, de la richesse, de la foi, de la pureté et de la constance.
Bande = Pièce large posée diagonalement de l'angle dextre (gauche) supérieur de l'écu, à l'angle sénestre (droit) de la pointe. La bande représente l'écharpe de chevalier, posée sur l'épaule.
Chevron = Pièce dont chaque branche a deux parties des sept de la largeur de l'écu. Le symbolisme du chevron est soit l'éperon de l'ancien chevalier, soit une barrière de lice des anciens tournois.
Argent = Un des deux métaux usités dans le blason, il est indiqué par une surface unie, blanche. Symbole de la pureté et de la franchise.
Hermines = (Fourrure) - C'est Pierre Mauclerc qui a apporté les hermines en Bretagne (sceau de l'acte de 1213), qui étaient réservées au clergé, elles deviendront les armes du duché de Bretagne. Jean IV (ex-Jean III de Montfort et futur Jean-le-Conquérant), duc de Bretagne, institua vers 1381, l'Ordre de l'Hermine, il en fit sa devise qui devint celle de ses successeurs et celle de la Bretagne. La seconde fourrure, le vair était associée aux souverains de France. (S. de la Nicolière-Teijeiro. L'Hermine ; étude insérée dans la Revue de Bretagne et de Vendée, année 1871).
Sable = Nom héraldique de la couleur noire. Emblème de la science, de la modestie et de l'affliction (selon Gastelier de la Tour) ou symbole de la prudence, de la sagesse et de la constance dans la tristesse et les adversités (selon Frédéric Portal).
Source : Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason : origine des emblèmes et des symboles héraldiques par le Cte Alphonse O'Kelly de Galway – Imp. De J. Castanet (Bergerac) – 1901
Source : http://gallica.bnf
Catégories de la noblesse d'extraction
Plusieurs auteurs contemporains de nobiliaires français, comme Régis Valette, distinguent :
la noblesse d'extraction chevaleresque : familles dont la filiation prouvée remonte au XIVe siècle ou avant, et qui avaient à cette époque l'état de chevalerie, qui est un état militaire caractéristique de la noblesse médiévale ;
la noblesse d'ancienne extraction : familles dont la filiation noble prouvée remonte au XVe siècle ;
la noblesse d'extraction : familles dont la filiation noble prouvée remonte au moins un siècle avant la date du jugement de maintenue de noblesse, soit en général avant le XVIIe siècle. En 1666, date du début des grandes recherches de noblesse, il fallait prouver une noblesse depuis au moins 1560.
La description de leurs blasons respectifs nous permet d'affirmer que ce sont deux familles (a priori) distinctes de la noblesse d'extraction chevaleresque, des familles de militaires, de chevaliers, qui étaient au service des souverains de Bretagne, à une date indéterminée.
Lesquels ? Pierre Mauclerc ou Jean IV (dit Jean-le-Conquérant ou Jean le Vaillant) ?
Il est possible que les hermines ont été ajoutées sur le blason, soit lors de la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), ou sous le règne de Jean IV (1364-1399) ou pendant la Guerre de Bretagne (1465-1491) ?
Fin provisoire de l'investigation sur les origines
A suivre ... site en construction